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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le groupe C3 consultants (580 salariés), chargé de l'accompagnement des chômeurs, dépose le bilan. C3 Atlantique était déjà en redressement judiciaire depuis février dernier.


Le tribunal de commerce de Nantes devait statuer mercredi sur ce groupe.  Son pdg, Thierry Frère, ne l'a pas attendu. Il vient de déposer le bilan de l'ensemble des sociétés d'Île de France, de l'Est et du Sud-Ouest.

Selon Ouest-France, C3 consultants se veut l'un des leaders sur le marché des cabinets chargés par Pôle emploi d'accompagner des chômeurs. Il accompagne aujourd'hui 100 000 demandeurs d'emploi.

En début d'année, une enquête préliminaire était ouverte pour « détournements de fonds publics et faux et usage de faux », après des suspicions de fraude de C3 consultants, estimée à plusieurs millions d'euros, sur le suivi de jeunes chômeurs en contrat aidé en Seine-Saint-Denis. Le pdg est aussi soupçonné d'avoir fait financer des travaux réalisés dans sa propriété par « des tierces personnes », selon les termes du parquet financier en charge du dossier.

 

A part ça, tout baigne dans l'huile, hormis pour les salariés de C3 consultants et les 100 000 sans emploi suivis par cette société privée mais qui roulait avec du pognon public.

Tout baigne parce que la Cour des comptes du camarade socialiste Didier Migaud ne dit rien sur le fonctionnement des boites privées. La Cour de comptes ne met son grain de sel capitaliste que dans la gestion des services publics, du moins pour ce qu'il en reste. Et comme la Cour des comptes ordonne de supprimer de l'emploi public, Pôle emploi qui externalise ses missions au privé, ça c'est bien.

Ce Mardi, la Cour des comptes a pondu un rapport sur Pôle emploi avec cette perle: le recours au secteur privé «constitue une marge de manœuvre à conserver». Et avance pour cela deux raisons : «Pôle emploi ne dispose pas en interne de toutes les compétences nécessaires à l’accompagnement», comme par exemple pour la reprise ou la création d’entreprises, et l’opérateur public doit «disposer d’un levier externe» pour «faire face à l’évolution conjoncturelle du chômage». Voilà, je vous le disais, ça baigne dans l'huile.

Bon, pour une poltique de justice et de progrès social, ce n'est pas dans la feuille de route du PS et de l'Elysée.

On n'arrête pas le progrès... du chômage

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