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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

La gauche de droite a voté la réforme ferroviaire

272 députés Ps (et seulement 4 contre), les 17 députés écolos et les 14 radicaux ont donc voté l'éclatement de la SNCF au profit de la concurrence privée capitaliste libre et non faussée. Ils ont ainsi suivi les ordres du palais de l'Elysée et de Bruxelles. Ils ont reçu le concours de 49 députés de droite. Le Ps d'aujourd'hu, en s'aplatissant devant le capitalisme, est égal à celui d'hier, ce parti munichois de 1938 qui fit place nette à Hitler. Et qu'on ne s'y trompe pas, si 148 députés Ump ont voté contre le projet ferroviaire, ce n'était pas pour une SNCF une et indivisible au service de la nation, mais parce que le projet socialiste n'était pas assez à droite!

 

Résultats du vote à l'Assemblée nationale:

Ps 272 pour, 4 contre, 2 abstentions

Eelv 17 pour

Radicaux 14 pour

Udi 25 pour, 2 abstentions

Ump 24 pour, 148 contre, 21 abstentions

Gdr 2 pour, 10 contre, 2 abstentions

Le groupe Gdr est formé de 10 députés Fg et de 4 députés ultramarins. Il est dirigé par le Pcf-Fg André Chassaigne. Si les 10 Fg ont voté contre, les 4 ultramarins se sont dispersés entre l'abstention et le vote favorable à l'éclatement de la SNCF.

 

Voilà, 355 représentants de la nation, malgré l'ampleur de la grève des cheminots, n'en ont pas tenu compte. Et parmi eux, ceux se proclamant toujours de gauche, mais qui sans honte ont mis fin à la SNCF, l'unique société nationalisée sous l'égide du Front populaire. C'est dire, qu'en plus de suivre le combat initiée par Sarkoyy contre les droits conquis par la nation depuis la Libération de la France, les laquais de François 2 vont encore plus loin dans la politique antisociale.

 

Ensuite, on peut toujours battre les estrades avec des députés socialiste dits frondeurs, soi-disant pour "construire le projet de gauche dont la France a besoin". On peut donner la parole à des dirigeants socialistes ou écolos dans le journal fondé par Jean Jaurès, en proclamant en long en large et en travers que l'unité est em narche. Aux lendemains de ce vote contre la Société Nationale des Chemins de fer Français, les frondeurs sont allés à la soupe dans les cuisines de l'Elysée et aucun dirigeant soc ou écolo n'a quitté son parti.

La brêche est toujours béante dans les classes populaires souffrant de plus en plus de la crise capitaliste. Et sans une réponse sur des bases de classe dans les entreprises et dans la vie de la cité pour une perspective progressiste, l'abstention s'accroit. Et puisqu'on semble l'ignorer ou le minorer, le rappel du sondage Ifop à l'occasion des élections: 43% des ouvriers, 38% des employés et 37% des chômeurs ont voté pour les brun marine. Soit plus que l'ensemble des partis de gauche pris au sens le plus large de l'extrême gauche aux écologistes. Ce triste rappel n'est-il plus de saison?

Mais allez, avec vous mes camarades, hier comme aujourd'hui, on ne lâche rien. Sur des bases de classe. Pour une alternative de justice et de progrès social.

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daniel 25/06/2014 09:26

Les quatre députés ultramarins, il faut les noyer...politiquement bien sûr.