Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voilà, c'est fait et vous n'y avez vu que du feu. Pourtant, on vous avait dit qu'en votant pour les eurodéputés, vous éliriez également le big chef de la Commission européenne, celui qui tire les ficelles sur tout dans l'UE. Et bien non, tout faux, ce sont les chefs d'état et de gouvernement qui ont choisi Jean-Claude Juncker, qu'ils soient sociaux-démocrates ou conservateurs. Seules, la Grande-Bretagne et la Hongrie ont voté contre, le dit Juncker n'était pas assez à droite.

Bon, pour la façade, les députés européens doivent dire s'ils acceptent ou pas ce diktat de l'exécutif européen. Chiche qu'ils vont l'approuver. Pronostic fastoche vu que les dirigeants socialistes européens ont dit par avance OUI depuis le palais de l'Elysée, que Juncker est le chouchou d'Angela Merkel qui ne compte pas pour des prunes et que l'ex-chef de file des Verts au parlement européen, Cohn-Bendit, conseille aux écolos de voter Juncker.

Jean-Claude Juncker de droite va remplacer Manuel Barroso de droite. Oui, c'est comme en France, le changement ça ne sera pas pour maintenant.

 

Je laisse José Fort vous expliquez pourquoi sur son blog (en lien ci-dessous):

Etonnant. Alors que le Conseil européen vient de présenter au Parlement son choix pour la présidence de la Commission européenne, le très droitier et démocrate chrétien luxembourgeois Jean-Claude Juncker, plusieurs sources relèvent une similitude entre les carrières politiques du nouveau annoncé et de l’ancien sur le départ, José Manuel Barroso.

Barroso, ancien Premier ministre portugais, flamboyant soutien de Bush père lors de la première guerre en Irak, avait commencé son activité politique à l’âge de 18 ans dans un groupe maoïste après la révolution des œillets. Il était devenu leader du Parti du Prolétariat (MRPP) : « J’ai choisi les prochinois parce qu’ils étaient les plus anti-communistes », soulignait-t-il.

Au mois de novembre 1975, une coalition hétéroclite allant des socialistes à l’extrême droite chassait les militaires de gauche au pouvoir et le MRPP de Barroso lui apportait son soutien. « Je me réveillais d’un rêve ou d’un cauchemar, je revenais dans mon cercle naturel, celui de la petite bourgeoisie », disait-il.

La vérité sur ce personnage mérite quelques précisions. L’ambassadeur des États-Unis au Portugal à l’époque, Franck Carlucci, dépêché par Washington pour ramener le Portugal dans le droit chemin, n’est pas étranger à la reconversion de Barroso. Agent de top niveau de la CIA, Carlucci manipulait et finançait le MRPP. Il découvrait dans le jeune José Manuel un talent d’avenir. Sur les conseils de son nouveau protecteur, Barroso adhérait au Parti social-démocrate (PSD) et gravissait tous les échelons de la hiérarchie. Jusqu’au poste de Premier ministre. L’Union européenne peut donc se satisfaire d’avoir eu à sa tête jusqu’à aujourd’hui un candidat choisi, formaté et propulsé par la CIA.

En est-il de même concernant Jean-Claude Juncker ? L‘ancien Premier ministre inamovible luxembourgeois de 1995 à 2013, protecteur acharné du statut de paradis fiscal de son pays, a été obligé de démissionner de ses mandats à la suite d’une rocambolesque affaire d’espionnage. La plupart des témoins ont soudainement perdu la parole alors que des fuites laissent entendre que les services spéciaux des Etats-Unis, parmi lesquels la célèbre NSA, entretenaient et entretiennent toujours des liens discrets avec Jean-Claude Juncker qui a indiqué lui même avoir « flirté » avec la IV internationale et le mouvement trotskiste ».

Il y a des rapprochements révélateurs. Barroso et Juncker ont tous les deux été membre ou proche d’organisations dites « d’extrême gauche » avec des lien directs ou indirects avec la CIA et les services spéciaux des Etats-Unis.

L'Union européenne se retranche dans son Juncker

Commenter cet article