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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Les patients qui fréquentent les hôpitaux publics, notamment ceux des classes populaires, n'ont rien à dire sur leur fonctionnement: aucune pénurie de personnel ni de moyens matériels à l'horizon, pas de file d'attente aux guichets et les rendez-vous sont donnés sur-le-champ. Bref, ça baigne dans les établissements public de santé et le plan d'austérité décrété par la ministre imposable sur l'ISF Marisol Touraine n'existe pas.

Ben oui, un riche émir saoudien (peut-être une redondance) s'en est lui aussi aperçu du 8 au 13 mai dernier, au 7e étage de l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine.

 

Il a privatisé neuf chambres et une salle de détente. Des informaticiens les ont cablées pour le fax, internet et le téléphone. On a sorti des réserves fauteuils et canapés. Des plombiers ont bricolé les sanitaires pour permettre à des croyants de faire leurs ablutions rituelles.

Oui, l'émir saoudien était venu avec toute sa garde rapprochée, à bord de 6 mercedes rutilantes et de bon aloi garées tranquillement sur le parking du personnel. C'est le chef de service en personne du service orthopédique qui a opéré l'auguste personne d'un état très grand ami de la France, de ses gouvernants et de ses affairistes.

Ah, j'oubliais, tout ce cortège princier avait vu imprenable sur le bois de Boulogne et l'hippodrome de Longchamp. Par contre, les patients lambda en orthopédie sont eux cantonnés au premier étage.

 

Selon que vous serez puissant ou misérable, et bien, dans la République française dite "sociale" selon sa Constitution, vous serez soigné et cajolé pareillement. Ben oui, c'est marqué partout Egalité au fronton des édifices républicains, non?

PS partout, justice nulle part ? (1) dans Hollandie humor66

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aline 18/05/2014 23:33

J'étais écoeurée en lisant ton billet ce matin mais ce soir en voyant le même sujet traité aux infos, j'en suis nauséeuse. A Mantes les services de l'hôpital se réduisent en peau de chagrin, et on vous aiguille volontiers vers le privé "c'est plus rapide" et le privé vous attend de pied ferme, dépassement d'honoraires, règlement cash.... Ce n'est pas pour autant que j'accepterais de glorifier ce détournement du service public," l'hôpital avec cette clientèle huppée se refait une santé et quelle belle publicité d'être choisi par cette altesse...." Suis-je ingrate? que nenni, je suis une femme aux valeurs républicaines, et je dis que l'on ne doit pas jouer avec le feu, ni ouvrir la boite de Pandore et ne pas céder l'appât du gain, sinon ce sera la porte ouverte à toutes les exactions (organes, enfants, ... aux plus offrants). Remarque, que penserait l'abbé Pierre du chemin de Martin HIirsch....bien loin des chiffonniers d'Emmaüs, n'est-ce-pas? Aline