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Publié par caroleone

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

Le plus petit stade, à Curitiba (avec 41 456 places) a une capacité supérieure à ce qui suffirait pour héberger la plus grande tribu d’Amazonie (les Tikuna, avec une population de 40 000 membres).

Le stade Maracanã de Rio est celui qui peut accueillir le plus grand nombre de spectateurs (76 804 places), nombre supérieur à celui de la population de la plus grande tribu du Brésil, les Guarani (qui comptent 51 000 membres), dont certains vivent à quelque 50 km de Rio.

Le stade de Brasília

Tribu menacée: à seulement cinq heures de route de Brasília, de petits groupes d’Indiens se terrent dans l’immensité du maquis broussailleux. Ce sont les Avá Canoeiro, qui ne sont plus que 24 aujourd’hui – les derniers survivants d’une tribu fière et forte qui vit constamment en fuite depuis 1780 et qui est au bord de l’extinction. Au début des années 1980, des centaines d’ouvriers recrutés pour construire un barrage hydroélectrique sur la rivière Tocantins se sont installés sur leurs terres.

Le lac artificiel du barrage a englouti leur dernier refuge et leurs territoires de chasse. Lorsque la construction a commencé, la FUNAI mit sur pied une mission d’urgence pour entrer en contact avec les groupes survivants – il est vite devenu évident que très peu d’Avá Canoeiro étaient encore en vie. Mais en 1983 elle parvint finalement à entrer en contact avec un couple, Iawi et Tuia, accompagnés de la tante et de la mère de Tuia, Matcha et Naquatcha. Ce petit groupe avait survécu à un massacre en 1962 et avait ensuite passé vingt ans caché dans des excavations perchées dans les montagnes.

Iawi et Tuia ont eu deux enfants, Trumak et Putdjawa, qui vient lui-même d’avoir un enfant avec une Indienne tapirapé, appelé Paxeo.

Un autre petit groupe d’une douzaine d’Avá Canoeiro a été contacté en 1973. Presque tous portaient des cicatrices causées par les balles des hommes de main du ranch de Camagua, appartenant à une banque brésilienne. Ils ont été retrouvés vivant cachés dans un marécage – leur dernier refuge sur ce qui avait été leur territoire de chasse, aujourd’hui cerné de barbelés. Ils souffraient de malnutrition. Ce groupe compte moins de vingt personnes.

Une grande partie du territoire des Avá Canoeiro a été inondé par le barrage de Serra da Mesa en 1998, quinze ans après qu'ils aient été contactés.
Une grande partie du territoire des Avá Canoeiro a été inondé par le barrage de Serra da Mesa en 1998, quinze ans après qu'ils aient été contactés.
© Walter Sanches/FUNAI

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