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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Les conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog sont désormais publiques. Médiapart vient de dévoiler la synthèse de 7 écoutes téléphoniques ordonnées par la justice. Et pour brouiller les pistes, N.S. et T.H. avaient ouvert une ligne téléphonique sous une fausse identité. Ce qui est interdit et que l'on croyait réservé au grand banditisme.

 

Mais l'ancien président de la République ne semble pas s'arrêter là. Dans l'affaire du financement lybien de sa campagne présidentielles de 2007, Les écoutes  révèlent l'existence d'un mystérieux «correspondant». Lors d'une conversation avec son avocat le 1er février, Nicolas Sarkozy est informé qu'une perquisition va avoir lieu dans ses bureaux. Et l'ex-chef de l'Etat demande à son avocat « de prendre contact avec (leurs) amis pour qu’ils soient attentifs. On ne sait jamais». Son avocat lui répond qui va «appeler (son) correspondant ce matin (…) parce qu’ils sont obligés de passer par lui.».

 

Et puis, dans le cadre de l'affaire Bettencourt,  il y a "notre ami" Gilbert Azibert, comme le désigne Nicolas Sarkozy. Ce "Gilbert" est haut magistrat à la Cour de cassation. On apprend alors que celui-ci a déjeuné avec l'avocat général de la Cour de cassation et, qu'ensuite, il a assuré l'avocat de N.S. que ses réquisitions seraient favorables à l'ex-président de notre République. Mais l'ami Gilbert ne s'arrête pas là. Il va "à la chasse", selon maître Thierry Herzog, auprès de 3 autres magistrats de ladite Cour.

 

Je ne sais pas si vous avez toujours en tête la levée de boucliers du Conseil national des barreaux de France et le passage dans les médias des ténors en robes noires contre les écoutes téléphoniques trahissant le secret professionnel "intouchable" de leur corporation, notamment celui de Thierry Herzog. Et je ne sais pas si vous vous souvenez aussi de maître Marine Le Pen, avocate elle aussi, se croisant comme ses confrères.

Et je vous renvoie ausi à la presse de droite qui s'était liguée pour défendre son champion (sic):

 

Le 23 mars, ne votez pas pour la droite et l'extrême-droite et tous ces  hors-sols qui sont partout dans notre mauvaise société pour les servir.

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