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Publié par caroleone

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

Chansons reprises : Lettre à Kissinger

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Chanson écrite par Julos Beaucarne, qui reprend l'épisode racontant la triste fin de Victor Jara, victime de la junte militaire de pinochet au Chili, junte financée par la CIA, Nixon et soutenue par le prix nobel de la paix 1973, Henry Kissinger.

C'est le témoignage de l'écrivain Miguel Cabezas qui l'a rendu célèbre.

Victor Jara malmené par ses tortionnaires eu les doigts tranchés puis on lui ordonna alors de chanter.

Pour défier les soldats de pinochet, il se tourne vers les militants détenus avec lui et entonne l'hymne de l'Unidad popular. Les militaires l'exécutent par balles aussitôt ainsi qu'une partie des militants qui chantèrent avec lui.

C'est une chanson que me prend aux tripes à chaque fois.

.............

l y a des centaines de silences qui assassinent
Pendant des siècles et des siècles
Nos oreilles sont là pour nous tenir éveillés
Il y a des réveille-matin qui sonnent comme des clairons
Il y en a peu qui chantent des berceuses

Je veux te raconter, Kissinger,
L'histoire d'un de mes amis
Son nom ne te dira rien
Il était chanteur au Chili

Ça se passait dans un grand stade
On avait amené une table
Mon ami qui s'appelait Jara
Fut amené tout près de là

On lui fit mettre la main gauche
Sur la table, et un officier
D'un seul coup avec une hache
Les doigts de la gauche a tranchés

D'un autre coup, il sectionna
Les doigts de la dextre et Jara
Tomba, tout son sang giclait
Six mille prisonniers criaient

L'officier déposa la hache
Il s'appelait p't-être Kissinger
Il piétina Victor Jara
"Chante !" dit-il "Tu es moins fier"

Levant les mains vides des doigts
Qui pinçaient hier la guitare
Jara se releva doucement
"Faisons plaisir au commandant"

Il entonna l'hymne de l'U
De l'Unité Populaire
Repris par les six mille voix
Des prisonniers de cet enfer

Une rafale de mitraillette
Abattit alors mon ami
Celui qui a pointé son arme
S'appelait peut-être Kissinger

Cette histoire que j'ai racontée,
Kissinger, ne se passait pas
En quarante-deux mais hier
En septembre septante-trois

 

La version de Serge Utgé-Royo (merci les amis des bois)

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