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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Elle est malade de laisser dans la souffrance ses citoyens les plus fragiles, ceux appartenant à la jeunesse et aux classes populaires, quand les deux ne se retrouvent pas dans la même désespérance.

Au triste record des abstentionnistes, il faut rajouter les 10 % de citoyens qui ne se sont pas inscrits. Oui, au total, seulement la moitié de ceux qui ont le droit de voter ont participé au premier tour des élections municipales.

 

Une étude intitulée "Non-inscrits, mal-inscrits et abstentionnistes ", réalisée par le Centre d’analyse stratégique, fut publiée à la Documentation française en 2007. Elle précise que "le taux d’inscription, c’est-à-dire le nombre des inscrits rapportés à la population totale en âge et en droit de voter, est évalué à 90 % depuis le début des années 1980 ". Et, déjà à cette époque,  "certains quartiers populaires ont un taux de non-inscription de l’ordre de 25 %". Pire, l’examen détaillé de certaines zones dites "sensibles" indiquait que "près de la moitié de leurs électeurs potentiels se trouvaient ainsi dans l’impossibilité de voter dans leur quartier ".

C'était une analyse du début des années 2000. Depuis la crise s'est aggravée surtout pour les classes populaires sous Sarkozy. Et François Hollande n'a rien arrangé. Pire, il a profondément déçu les électeurs des classes populaires qui ont rejoint le camp des abstentionnistes. Des citoyens en proie à l'insécurité sociale et sociétale.

 

21 millions de travailleurs électeurs ont donc décidé de s'abstenir au premier tour. Pourquoi se déplaceraent-ils au second tour pour des gens qui ne les reconnaissent plus, ou pour des des listes ayant fusionné avec en tête que des calculs politiciens?

Et où est passé l'élan mobilisateur du Front de gauche? Les graves dissensions entre PCF et PG, pour une stratégie commune lors de ces municipales, ne comptent pas non plus pour rien.

 

Les partis politiques de gauche feront leur bilan au soir du deuxième tour. Il y a à parier qu'ils auront tous des mots triomphateurs. Mais le peuple, notamment ces classes populaires qui endurent le pire et qui ne les écoutent plus, qu'en feront-ils?

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