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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Preuve (comme s'il en fallait toujours en fournir) que l'extrême-droite, où qu'elle se niche, ne s'attaque jamais au capitalisme ni à son bras bancaire: la fraude fiscale. En Suisse, l'UDC, le Fn de chez nous, n'a pas organisé un référendum contre la concurrence libre et non faussée qui sévit aussi dans ce pays, pas plus contre le secret bancaire helvétique fourrier des capitalistes du monde entier. Non, l'extrême-droite suisse a organisé un référendum intitulé "contre l'immigration de masse"

Certes, avec près de 60% de participation, l'UDC obtient un vote positif étriqué (50,3%), mais une adhésion tout de même à ses idées nauséabondes.

 

Actuellement, 1,8 million de travailleurs ne sont pas suisses sur une population de 8 millions d'habitants. Je dis bien travailleur pour ne pas confondre avec les hors-sol de toutes les nationalités habitant ce pays pour échapper au fisc de leur patrie d'origine. Donc, parmi ces 1,8 million de travailleurs, 1,25 million d'entre eux sont issus de l'EUROPE: 291 000 Italiens, 284 000 Allemands, 237 000 Portugais, 104 000 Français. On est loin d'une invasion "sarrazine" qui a donné la chair de poule hainseuse à 50,3% de citoyens helvétiques. Pour autant, ce référendum remet en selle quotas et contingents pour les étrangers, les frontaliers et les demandeurs d'asile.

Ce référendum met donc en cause le travail quotidien des frontaliers, notamment Français, depuis la Lorraine sinistrée, dans des emplois en Suisse.

 

L'UDC, par la voix de son chef Cristof Blocher, s'est évidemment réjouie. "Nous avons gardé notre indépendance, le peuple suisse a dit "non" à la libre-circulation" Pas à celle du capitalisme en tout cas! Le Fn a salué la "lucidité du peuple suisse", tout comme celui de Grande-Bretagne ou d'Autriche.

Il n'empêche. Depuis le vote des Suisses en 2002 sur la libre-circulation avec l'UE, malgré un taux de chômage à moins de 3,5%, le pouvoir d'achat a baissé et les conditions de vie (logements, transports, ...) se sont détériorés à la suite des politiques d'austérité. Dans toute l'Europe, membre de l'UE ou pas, les mêmes politiques antisociales ont les mêmes conséquences.

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