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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Hier, je vous relatais les critiques de la CGT de l'Assistane publique-Hôpitaux de Paris sur l'Hotel-Dieu parisien, notamment sur la fermeture de ses urgences. Ce samedi, une patiente a été retrouvée morte dans la salle d’attente des urgences de l’hôpital Cochin plusieurs heures après son arrivée. 

"La patiente, qui se plaignait de douleurs aux jambes, s’est présentée aux urgences de Cochin vers 16 heures. Elle a vu l’infirmière d’accueil et d’orientation avant d’être installée dans un fauteuil dans la salle d’attente. Vers 17 heures, le médecin l’a appelée mais, comme elle ne répondait pas, il a pris un autre patient. À 17 h 30, voyant qu’elle ne répondait toujours pas, l’équipe en a déduit qu’elle était partie, ce qui arrive souvent, les patients en ayant marre d’attendre. Sauf qu’à 22 heures, l’équipe de nuit s’est aperçue que la patiente était décédée dans son fauteuil, et ce, depuis plusieurs heures", rapporte Marise Dantin, secrétaire de la CGT de l’hôpital.

Cet accident met en lumière les ravages des réorganisations de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. « L’augmentation des volumes d’activité est incompatible avec la sécurité des patients et des personnels de santé.Il n’est pas rare d’attendre entre huit et douze heures dans certains services d’urgence parisiens », dénonce Christophe Prudhomme, médecin urgentiste syndiqué à la CGT en faisant le lien avec la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu, le 4 novembre dernier. « Des patients risquent de mourir », avait d’ailleurs prévenu Gérald Kierzek, médecin aux urgences de l’Hôtel-Dieu et relevé de ce poste. L’actualité lui a malheureusement donné raison.

Le communiqué de l'association "l'Hôpital pour tous", dont fait notamment partie le docteur Gérald Kierziek, fer de lance du combat contre la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu, enjoint le directeur général des hôpitaux Martin Hirsch de "rouvrir immédiatement" ces urgences dans le plus vieil hôpital de la capitale.

De son côté, ce jeudi sur RTL, le médecin urgentiste Patrice Pelloux a renchéri: "On a diminué de plus en plus le nombre des structures d'urgence (...) Du coup, on n'a pas d'adéquation entre ce qu'on nous demande de faire et les moyens qu'on nous donne. On ne peut pas demander aux urgences de tout faire ou alors (il faut) leur donner les moyens!. Ce n'est pas un hasard si ça se passe un samedi", a ajouté le médecin, en se refusant toutefois à incriminer un manque de personnel: "c'est l'enquête qui doit le déterminer".

Source: L'Humanité et AFP

Peut-être que la commande n'a jamais été passée...

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caroleone 20/02/2014 21:22

Bonsoir Roger,

Quelle misère quand j'y pense.
Ca pourrait arriver à chacun d'entre nous ce genre de chose.
Et je pense qu'il falloir s'apprêter à voir ça dans les temps à venir, hélas.
Amitiés

caro