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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

L'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) est l'un des syndicats patronaux les plus influents au sein du MEDEF. Entre 2000 et 2007, plus de16 millions d'euros en liquide ont été détournés des caisses de l’Epim, structure d’entraide patronale qui apporte «un appui moral et matériel» à ses adhérents subissant un conflit du travail: une caisse anti-grève pour faire court. Si le procès a permis de confirmer qu’une partie des sommes avait servi à des compléments de salaire, la destination de la plus grosse part, plus de 15 millions d’euros, n’a jamais été clairement identifiée.

 

Pour autant, le tribunal correctionnel de Paris a condamné l’ex-patron de l'UIMM Denis Gautier-Sauvagnac à 3 ans de prison dont 2 avec sursis et à une amende de 375 000 euros pour «abus de confiance et travail dissimulé» .Le tribunal a également condamné Dominique de Calan, délégué général de l’UIMM, à 1 an avec sursis et 150.000 euros d’amende, la chef comptable Dominique Renaud à 8 mois avec sursis et l’ex-directeur administratif, Bernard Adam, à 2 mois avec sursis. L’UIMM en tant que personne morale a été condamnée à 150.000 euros d’amende. Enfin, un ex-cadre, Jacques Gagliardi, qui avait bénéficié de 100.000 F (15.000 euros) par mois pendant 7  ans après son départ à la retraite pour «qu’il garde un bon souvenir de la maison», a été condamné à 6 mois de prison avec sursis.

Dans ses attendus, le tribunal a notamment estimé que M. Gautier-Sauvagnac avait eu «une participation centrale, en connaissance de cause et pendant des années», au «fonctionnement d’un système occulte de distribution d’importants fonds en espèces».

Laurence Parisot, dans le rôle de la grande moraliste lorsqu'elle dirigeait le MEDEF, avait prétendu que l’existence d’une caisse noire de 600 millions d’euros gérée par l'UIMM, caisse anti-grève datant de 1972, n'était jamais arrivée jusqu'à ses chastes oreilles. Elle prétendait aussi n’avoir jamais eu connaissance des retraits en espèces effectués dans ce pot par Gautier-Sauvagnac.

 

La CGT prend acte du jugement du tribunal correctionnel de Paris rendu ce jour qui met définitivement en lumière des pratiques et un système organisés que l’on peut aisément qualifier de « mafieux ». En effet, le tribunal condamne l’ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac à 3 ans de prison, dont 2 avec sursis, dans l’affaire de la "caisse noire" de l’UIMM.

Ce dernier, reconnu coupable "d’abus de confiance et de travail dissimulé" a également été condamné à verser une amende de 375 000 euros. Dominique de Calan, le délégué général de l’UIMM, a également été condamné à 1 an avec sursis et 150 000 euros d’amende. La chef comptable Dominique Renaud à 8 mois avec sursis, l’ex-directeur administratif, Bernard Adam, à 2 mois avec sursis. L’UIMM en tant que personne morale est quant à elle condamnée à 150 000 euros d’amende.

Dès la connaissance des réquisitions en octobre dernier, la CGT s’était exprimée pour que des condamnations exemplaires soient prononcées et pour que de telles pratiques soient définitivement éradiquées.

C’est donc à l’heure où notre organisation se mobilise partout sur le territoire pour mener campagne contre le coût du capital que cette annonce vient nous conforter dans notre ambition de transformation sociale, qui passera donc nécessairement pour la CGT, par une autre répartition des richesses créées.

 

Note de ma pomme: Surtout, ne pas croire que les cotisations syndicales payées au MEDEF par les patrons sortent directement de leurs poches. Elles proviennent de la richesse créée par le travail des salariés. Tout comme la fameuse caisse anti-grève (0,2% pris sur la masse salariale) pour se convertir, entre autre, en milices patronales que même la presse aux ordres ne nient pas.

Et du fric, il y en a à la pelle. Même si c'est le petit arbre qui cache la forêt derrière laquelle se tapissent les coffres-forts patronaux, dans cette affaire, l'ex-directeur de l'UIMM, Jacques Galiardi, avait bénéficié d'une prime (sic) de 15 000 euros, par mois et pendant 7 ans, en sus de sa retraite très confortable, "pour qu'il garde un bon souvenir de la maison", donc de l'UIMM. Merci patron!

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