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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Ils étaient un bonne quinzaine à avoir signé un contrat d'avenir, vous savez ce genre de bricolage gouvernemental sensé faire baisser le chômage des jeunes. Pour la plupart de ces jeunes, c'était leur première expérience professionnelle et l'avenir s'avérait radieux. François Hollande depuis son palais et son gouvernement de godillots ne leur avaient-ils pas seriné que, ensuite, après ce job d'avenir, ça aiderait à trouver un CDI.

Car, oui, mesdames et messieurs, un contrat d'avenir, malgré sa flateuse dénomination, n'est aucunement un CDI.

 

Malgré cela, ils ont paraphé un contrat d'avenir avec l'association Echange partage solidarité basée aux Mureaux dans le 78. Façon de mettre aussi du beurre dans les épinards. Et bien, pas plus de beurre et encore moins d'épinards en branche. 7 d'entre eux vont être lourdés après seulement quelques mois de boulot. Et en prime, si j'ose dire, les contrats d'avenir n'ont pas été payés ni en décembre ni en janvier.

 

16 contrats d'avenir qu'il avait signé le patron de cette association. Pour cela, il avait démarché 2 missions locales de l'emploi dans 2 départements différents: le 78 et le 95. 2 départements où dans les cités populaires, le chômage ne cesse pas de s'accroître. Mais qu'es aco un contrat d'avenir? Et bien l'Etat, vous et moi, accorde une aide correspondante à 75% du SMIC brut, plus l'exonération de nombreuses charges patronales.

 

"L'Inspection du Travail n'est pas passive", se défend le sous-préfet du coin dans le Courrier de Mantes. Et puis l'employeur a sollicité "2 agences de l'emploi dans 2 départements, ce qui complique le travail des services de l'état", rajoute-t-il droit dans les yeux. Et bien mon colon! "Mais ces jeunes vont retrouver un emploi dans les 15 jours", finit-il avec l'air de quelqu'un devant son devoir accompli. Pardon, votre excelence, encore un contrat d'avenir, sans surveillance de l'état, pour faire une rebelote?

En tout cas, la CGT, elle, n'est pas restée inerte. Elle va saisir le Conseil de prud'hommes, oui ce tribunal social que le gouvernement veut rayer de la carte en le dénaturant complètement pour faire plaisir au MEDEF.

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