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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Et doublé d'un goujat." Notre couple vit des moments douloureux", a-t-il répondu sur ses relations avec son actuelle compagne, laquelle a découvert dans la presse à scandales de Silvio Berlusconi son infortune conjugale. Pour finir avec ceci, pas un trémolo de compassion à ce sujet de la part de madame Najat Vallaud-Belkhacem, ministre des Droits de la femme mais surout la voix de son maître.

http://media.melty.fr/article-1683020-ratio265_610-f1376067171/wii-u-francois-hollande.jpg

 

Mais pire que cela, la conférence de presse de François II n'a pas montré le moindre virage vers une gauche de justice et de progrès social.

Depuis l'université d'été du MEDEF, à laquelle nombre de chambellans de l'Elysée avaient participé, Pierre Gattaz, le patron des patrons, martelait ses prétentions: réduction des dépenses publiques, allègement du coût du travail et moins d'Urssaf ou d'Inspection du travail pour les entreprises.

Et bien banco, a annoncé le président de la république des entreprises en long, en large et en travers dans sa conférence de presse. Banco a répondu en écho la chef du Fn qui approuve pleinement "que les entreprises soient allégées dans les normes qui pèsent sur elles, qu'on leur falicite la vie".

Avant-hier, un article de l'Humanité titrait: "L'aile gauche du PS veut croire au socialisme à la française". Mais lequel, le social-démocrate ou le social-libéral?

 

Pour le 4 avril 2014, CGT, CFDT, FSU et UNSA semblent renouer avec l'unité pour défendre l'emploi et le pouvoir d'achat. C'est toujours préférable à la division syndicale. Mais pourquoi attendre après les municipales de mars?

Vendredi, à Sanofi Toulouse, la CFDT majoritaire consultait les salariés sur le plan social (sic) de l'entreprise: participation de 60,5% et non au patron à 79,1%. Pourtant, hier, la même CFDT donnait son accord au plan de licenciements.

 

Communiqué de la CGT du 14 janvier 2014

La conférence de presse de F. Hollande confirme l’inflexion donnée par les vœux présidentiels. Le Président assume le choix d’une politique libérale. Ce faisant, il tourne le dos aux salariés.

En avouant la sous-estimation de la gravité de la situation de la France, il avoue du même coup l’échec et l’inefficacité des politiques mises en œuvre depuis son élection. Ce sont ces politiques qu’il entend cependant poursuivre et amplifier au service des entreprises. Il installe un observatoire des contreparties sans en préciser le périmètre, la composition et les critères. Il distribue donc d’abord l’argent au patronat et confie à d’autres et dans un horizon incertain, le soin d’en fixer la conditionnalité. C’est ce qu’il appelle le pacte de responsabilité.

En écho au patronat, le Président décrète que pour plus d’embauches, il faut à la fois réduire les charges des entreprises et leurs contraintes. Il engage donc une nouvelle étape de cadeaux au patronat et pour la première fois il exonère les entreprises des règles qui organisent notre vivre ensemble. Il se propose de réduire les normes qui fixent les exigences de la société vis-à-vis des entreprises. Et il confie la conduite du conseil de simplification à un parlementaire et une fois de plus…à un patron !

Il annonce formellement la fin du financement de la politique familiale par les entreprises. La CGT dénonce et s’oppose à ce nouveau désengagement des entreprises de la solidarité nationale.

Son crédo, la réduction des charges pour améliorer les marges des entreprises, nous mène droit dans le mur. Rien ne garantit que l’augmentation des marges des entreprises conduise à la hausse de l’investissement et de l’emploi. En effet, depuis 30 ans l’augmentation des marges des entreprises a servi essentiellement à nourrir la rémunération des actionnaires au détriment de l’investissement et de la rémunération du travail. En 30 ans le nombre de jours travaillés par salarié pour rémunérer les actionnaires est passé de 11 jours à 45 jours.

Pour compenser ces nouveaux cadeaux, sa solution est la diminution drastique et systématique des dépenses publiques et sociales. Le Président entend modifier de façon structurelle le rapport qu’entretiennent les français à leurs services publics. Contrairement à ce qu’il prétend c’est notre modèle social qu’il remet en cause ; et il installe un outil de coordination de ses réformes structurelles, le MEDEF !

Ces annonces renforcent le besoin d’intervention des salariés, d’abord le 6 février, à l’appel de la CGT pour défendre leurs revendications en matière d’emploi, de salaires, et de protection sociale, mais également le 4 avril pour promouvoir le plan d’investissement européen proposé par la CES et le décliner en France.

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