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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Dans le cadre du Sommet pour la paix et la sécurité (sic) en Afrique que le palais de l'Elysée avait convoqué les 6 et 7 décembre 2013.

"La paix est la condition d’une vie digne et décente", écrivait le secrétaire général de la CGT. Mais  "la condition d’une vie digne est également celle de disposer d’un travail décent. A ce titre, la CGT s’investit aux côtés des organisations syndicales africaines indépendantes pour travailler à ce que cela devienne une réalité en Afrique." Mais "ces engagements qui sont les nôtres ne sont pas malheureusement pas souvent compris ni acceptés par vos homologues africains. Je me permettrais de citer ici quelques exemples.

En Côte d’Ivoire, notre camarade Basile Mahan Gahé, Secrétaire général de la centrale DIGNITE a été enlevé par les Forces Républicaines de Sécurité en Côte d’Ivoire (FRCI) dès l’arrivée au pouvoir du Président Ouattara. Il a vécu 18 mois d’incarcération et de torture. Libéré fin 2012, il est mort quelques mois après à l’âge de 60 ans.

Au Tchad, l’Union des Syndicats du Tchad (UST) a rédigé l’année passée une pétition dénonçant la corruption et l’appauvrissement de la population sous la présidence d’Idriss Déby. Trois de nos camarades, François Djondang, Michel Barka et Younous Mahadjir ont été accusés de diffamation puis condamnés à 18 mois d’emprisonnement pour crime de haine.

En Guinée, au mois de juin 2013, le Secrétaire général de la Confédération Nationale des Travailleurs/seuses de Guinée (CNTG), Ahmadou Diallo, a été victime d’une attaque à main armée dans sa maison de Conakry. Les agresseurs portaient des uniformes militaires et ont tiré sur sa maison où se trouvait sa famille.

Aux Comores, nos camarades de la Confédération des Travailleurs des Comores (CTC) sont discriminés quotidiennement, menacés, licenciés en raison de leur engagement syndical.

A Djibouti, sous le gouvernement de Monsieur Ismail Omar Guelleh, des syndicats affiliés au pouvoir ont été créés. Les deux centrales syndicales Union des Travailleurs (UDT) et l’Union Générale des Travailleurs de Djibouti (UGTD) indépendantes ne sont pas reconnues par l’Etat. Nos camarades de la Fonction Publique sont licenciés sitôt qu’ils osent revendiquer de meilleures conditions de travail auprès du gouvernement. (...)

La paix n’existe pas quand les gouvernements méprisent les droits des travailleurs, quand le dialogue est étouffé, la critique interdite. Si vous me permettez de conclure ma lettre en empruntant les mots de Victor Schoelcher, abolitionniste, je dirais que « La liberté d’un homme est une parcelle de la liberté universelle, vous ne pouvez toucher à l’une sans compromettre l’autre à la fois. »

 

Bon, François II a fait comme s'il ne l'avait pas reçue. Il a donc cajolé la somme des dictateurs africains présents à son sommet. Oui, pour la tranquilité de la Françafrique et donc du capitalisme.

 

Voir aussi mon article Sommet des dictateurs africains à l'Elysée les 6-7 décembre 2013

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