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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Hier, a l'appel d'un syndicat patronal routier, avec la bienveillance de la police, plusieurs milliers de poids-lours ont entravé la circulation. Mais pas de prise en otages ni de galère pour les conducteurs VL, dixit les médias en boucle. C'est vrai, les patrons routiers ne sont pas comme les cheminots qui exploitent à mort la SNCF et la saignent à blanc. Les chauffeurs routiers, que le patronat n'exploite pas, ont la meilleure convention collective de France. Sauf lorsqu'ils se pointent devant les conseils de prud'hommes, quand leurs gentils boss les ont virés. Alors on s'aperçoit que l'esclavage n'est pas qu'une histoire du passé.

Ceci dit, avec la bénédiction de Manuel Valls, des patrons routiers ont bouché la circulation routière au mépris de la loi. Sans poursuite aucune. Bon, il faut dire, que quelques temps auparavant, les patrons du syndicat des agriculteurs étaient partis en tracteur sur les autoroutes et escortés par la police. Celle qui n'hésite pas à charger des travailleurs sans-papiers qui demandent leurs droits ou des prolos défendant leurs emplois.

 

Hier, à Carhaix, on a revendiqué la régionalisation de la Bretagne. Toujours sous les bonnets rouges du breton Armor-Lux fabriqués en Ecosse? Pour la clarté de l'information, aucun des médias n'a posé cette question. Peut-être que c'était con après tout.

Pour le débat, je vous cite Ouest-France sur ce rassemblement qui veut vivre décider et travailler en Bretagne:

Olivier Le Bras, leader syndical FO de Gad : "Enlevons nos étiquettes, qu'elles soient de droite, de gauche ou syndicales."

Jean-Pierre Le Mat, président de la CGPME des Côtés-d'Armor : "Notre volonté et notre intelligence collective sont les leviers qui nous permettront de remettre la Bretagne debout."

Christian Troadec, maire de Carhaix, invite François Hollande à annoncer la régionalisation de la Bretagne :

Les titres en gras sont de Ouest-France et dans ce rassemblement, il y avait aussi des tracteurs de la FNSEA et des poids-lourds des patrons.

La CGPME a signé la destructuration du Code du travail avec le MEDEF et la CFDT dernièrement. La CGPME, comme le MEDEF ou la FNSEA ont été les chevilles ouvrières de l'EU de la concurrence libre et non faussée qui dépèce aujourd'hui toutes les régions de France et tous les états européens pour le seul profit du capitalisme. Le maire de Carhaix, régionaliste, ne s'empêchera pas de présenter une liste lors des élections européennes.

Trouvez l'erreur.

Bon, je vous aide...

NB: En Bretagne, comme dans mon Languedoc natal et d'ailleurs partout en France, il y a des exploiteurs et tous les autres qui subissent, qui se résignent, qui écoutent de mauvaises sirènes et se trompent de cap. Je suis fier de mon occitanisme, mais pour autant je ne me compte pas dans le clos précité.

Peut-être parce que mon grand-père espagnol fut invité à 14 ans par le patronat des mines de Carmaux pour remplacer les Français partis au front lors de la Première Guerre mondiale et puis fut chassé dans la misère de sa patrie natale, dès le 11 novembre 1918, par le même patronat parce qu'il allait manger le pain des Français. Peut-être parce que mon père, tonnelier de métier, fut réduit au chômage, à cause des grands patrons de la viticulture languedocienne. Peut-être aussi parce que je suis né à Narbonne, cette ville qui, à l'instar de la Commune de Paris, créa la sienne pour que les opprimés attrapent enfin dans le ciel le rêve pour le semer sur terre.

Peut-être aussi parce que le patronat et ses valets en place dans le Narbonnais (il y sont toujours) ont forcé  mon exil en région pareisienne en 1972, le chômage étant endémique hélas dans mon département natal (regardez les chiffres).

Mais je suis Occitan et Français à la fois, pour la république espagnole et pour la liberté des peuples, de tous les peuples. Mais toujours contre l'exploitation capitaliste et ses valets. Qu'ils soient bretons, du Midi ou bien d'ailleurs.


"La formule républicaine a su admirablement ce qu'elle disait et ce qu'elle faisait; la gradation est irréprochable. Liberté, Égalité, Fraternité. Rien à ajouter, rien à retrancher. Ce sont là les trois marches du perron suprême. La liberté, c'est le droit, l'égalité, c'est le fait, la fraternité, c'est le devoir. Tout l'homme est là...
Les heureux doivent avoir pour malheur les malheureux; l'égoïsme social est un commencement de sépulcre; voulons nous vivre, mêlons nos coeurs, et soyons l'immense genre humain...
Tout ce qui souffre accuse, tout ce qui pleure dans l'individu saigne dans la société, personne n'est tout seul, toutes les fibres vivantes travaillent ensemble et se confondent, les petits doivent être sacrés aux grands, et c'est du droit de tous les faibles que se compose le devoir de tous les forts. J'ai dit."
Victor Hugo, le droit et la loi. 1875

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caroleone 01/12/2013 18:27

Bonsoir Roger et merci pour cet article plein de sagesse......

Amitiés

caro