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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Oui, en ce temps de crise, il ne pouvait pas faire plus, même avec des amis de l'Elysée. Mais CFDT et MEDEF ont déjà rempli leurs stylos à plume. Michel Sapin, le sinistre du chômage et de la précarité, a écrit aux syndicats. Dans le cadre d'un projet de loi incluant un volet "Démocratie sociale", ce sera NIET pour les élections des conseillers prud'hommes au suffrage universel.

 

Trop cher: 100 millions d'euros que ça coûte et peu de salariés se déplacent pour voter. Mais la faute à qui, quand l'Etat et le patronat ne font rien pour que le suffrage universel soit inscrit dans les faits?

Par contre, le même gouvernement offre 20 milliards d'euros au patronat, sans contrepartie, dans le cadre de la loi du 14 juin 2013! Pire, François II s'appuie sur une loi votée sous Nicolas 1er, celle du 20 août 2008, pour mesurer l'audience des syndicats par les élections professionnelles et non plus par le suffrage universel! Oui, par cette loi, des millions de travailleurs sont écartés de la démocratie sociale: pas d'institutions représentatives du personnel; pas de choix entre les sensibilités syndicales lorsqu'il y a vote et freins multiples du patronat, petit ou grand, pour que vive le syndicalisme à l'entreprise.

 

Vladimir Illitch Oulianov,  dit Lénine, en 1899, parlait ainsi des conseils de prud'hommes installés en France

« Ainsi, les conseils des prud’hommes, composés par moitié de délégués élus des patrons et des ouvriers, sont d’une très grande importance pour les ouvriers et leur apportent beaucoup d’avantages ;

- ils sont beaucoup plus accessibles aux ouvriers que les tribunaux ordinaires ;

- leur procédure comporte moins de paperasserie et de lenteurs bureaucratiques ;

- les juges y connaissent mieux les conditions de la vie de fabrique et se montrent plus équitables ;

- ils familiarisent les ouvriers avec les lois et leur apprennent à élire leurs représentants pour la participation aux affaires publiques ;

- ils donnent une plus grande publicité à la vie de fabrique et au mouvement ouvrier ;

- ils habituent les fabricants à traiter poliment les ouvriers et à mener avec eux des pourparlers corrects et d’égal à égal. 

Aussi n’est-il pas étonnant que les ouvriers de tous les pays européens réclament la création de conseils de prud’hommes (…) »

 

Qu'en pensent l'aile gauche du parti de l'Elysée et aussi ces purs militants hier de l'extrême-gauche qui ont trouvé depuis que la soupe était bonne sous le parti à la rose?

Michel Sapin aux dernières journées parlementaires socialistes

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