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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Non, ce n'est pas un gentil schtroumpf, mais cette image prise sur LCI montre le président d'honneur du parti d'extrême-droite ventant sa salade coiffé d'un bonnet rouge. Chacun appréciera sur le fond et la forme...

Oui, qui n'en veut du bonnet rouge? A côté de cette gentille dame (prise sur lesnouveautés.fr) huant le président de la République ce 11 novembre, son voisin est coiffé pareillement d'écarlate. Ce qui, à mon avis n'a aucun rapport avec sa couleur politique. Si?

Allez qui n'en veut du bonnet rouge? Après ceux vendu par Armor-Lux made in Breizh aux manifestants de Quimper et qui provenaient en réalité d'un sous-traitant de Grande-Bretagne. Ben oui, les affaires sont les affaires, on fera cocorico après avoir compté les euros qu'on a engrangés.

 

La feuille d'extrême-droite Minute en proposait même un à ses lecteurs (d'extrême-droite): 45 euros avec l'abonnement.

« A Minute, on ne vous proposera jamais de cadeaux “high tech” faits en Chine ! Avec nous, vous n’aurez pas droits [sic] aux tablettes numériques, radio réveil, écran plasma et autres objets inutiles.

Mais vous aurez un bonnet rouge ! 100 % pure laine vierge, tricoté en Bretagne ! »

C'est le pdg de droite d'Armor-Lux qui les vend?

Non, c'est  la Cie Vantis basée à Lille chez Martine Aubry qui devait approvisionner Minute  d'un "bonnet rouge du Léon (...) tricotés dans nos ateliers en Bretagne", selon sa pub sur internet. Bon, on ne sait pas si c'est en Bretagne ou en Grande...

En tout cas, le pdg de Cie Vantis est Breton du Finistère. Mais il vient de faire marche arrière concernant Minute. Un de ses potes, par Rue89, lui a dit ce que valait cette feuille de l'extrême-droite française. Il ne le savait pas et s'excuse. Oui, il est Algérien par son père.

 

Tout ça pour dire que ce bonnet rouge, qui coiffa les femmes et les hommes d'une révolte populaire en Bretagne en 1675, est repris par des individus (comme dit la police) qui, ma foi, n'ont rien de révolutionnaires, dans leurs actes, comme dans leur vie.

Mais si je me trompais, dites-le moi.

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