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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Sous son édito:  Franchement, Jean-Marc Ayrault aurait pu prendre le TGV
Jean-Marc Ayrault, vous le connaissez, ce grand chambellan que François II a nommé pour nous asséner de la rigueur, encore plus de rigueur, entre une couche d'austérité. Et bien celui qui nous prône d'avoir moins de pouvoir d'achat et moins de protection sociale, qui préfère les patrons aux sans emploi, n'économise pas les sous du trésor public, celui qui est alimenté par l'impôt et la TVA (entre autres). Voilà-t-y pas que pour se rendre en Saône-et-Loire, il a pris un jet.
D'où le coup de plume d'Alain Bollery, ci-dessous:
 
Mais quelle mouche a donc piqué Jean-Marc Ayrault pour qu’il décide de venir en jet, en Saône-et-Loire, alors que c’est plus rapide et surtout moins cher par le TGV.

 

Un déplacement en Saône-et-Loire quand on est Président de la République, candidat à la Présidence de la République, ou bien Ministre, ce n’est pas très compliqué. On se rend à la Gare de Lyon, on prend un TGV et en une grosse heure et quart on est arrivé en gare de Creusot TGV, ou en moins de 100 minutes en gare de Mâcon-Loché. Facile, très facile.
Si facile que le 8 décembre 1987, à une époque où le TGV allait moins vite, c’est bien par ce moyen que François Mitterrand était venu au Creusot pour inaugurer l’usine SNECMA, avant de faire un petit tour par Montceau, puis retourner sur Paris, toujours en TGV…
Nicolas Sarkozy, alors Ministre et, surtout, candidat à la Présidence de la République, avait lui aussi pris le TGV pour venir faire campagne à Alstom au Creusot. Cinq ans plus tard, par deux fois, François Hollande avait fait de même. Et il y a fort à parier que c’est sans doute en TGV que, Président de la République, François Hollande effectuera une visite officielle au Creusot, ainsi que creusot-infos l'a déjà annoncée... Elle pourrait avoir lieu entre la fin janvier et la mi-février.
Ce vendredi 15 novembre, tout le monde pensait donc que c’est en TGV que Jean-Marc Ayrault allait rejoindre le Sud Bourgogne. C’est d’ailleurs en TGV que les journalistes des médias parisiens ont filé vers la gare SNCF de Mâcon-Loché où les attendait un bus pour les conduire à Cluny.
Ils ont effectué le voyage sans le Premier Ministre. Jean-Marc Ayrault a, en effet, préféré l’avion au train. Il a effectué en jet le voyage entre Villacoublay et Saint-Yan, avant de rejoindre Cluny en voiture officielle et sous bonne escorte. Ce qui, personne ne le contestera, est bien plus coûteux. Au prix des transports aériens, le TGV même en 1ère classe, reste plus économique !
Mais il n’y a pas que cela. Car question temps, aussi, il est plus rapide depuis Paris de rejoindre Cluny. Quand on consulte Via Michelin, le temps de parcours entre Saint-Yan et Cluny est estimé à 59 minutes. Ajoutez  40 minutes pour allez de Paris à l’aéroport de Villacoublay, 25 bonnes minutes au minimum de vol, et on dépasse les deux heures…
Bref, tout, absolument tout plaidait pour que Monsieur Ayrault effectue sa première visite officielle en Saône-et-Loire, en utilisant un TGV et les services de la SNCF.
Mais surtout, dans une période où on demande à tous les Français de se serrer la ceinture, de faire des efforts, le Premier Ministre aurait pu faire l’économie d’un voyage aussi luxueux que coûteux.
Car de ce voyage l’histoire ne conservera finalement par grande chose, puisque Monsieur Ayrault, avant de prendre l’avion, était allé au micro de France Info, où il notamment déclaré «que les efforts demandés aux Français ne seront pas vains, qu’ils seront utiles».
Et à Cluny, au sujet des rythmes scolaires, il a donc répété ce qu’il a dit dans les studios de France Info. Bon d’accord, à Cluny il a eu droit à des applaudissements avant que sa rencontre avec des écoliers ne soit immortalisée. Sans surprise il a bien évidemment défendu la politique mise en œuvre par Vincent Peillon, le Ministre de l’Education Nationale.
Mais il aurait pu le faire à moindre coût. Personne ne l’aurait moqué de prendre le TGV. Mais peut-être que tout simplement il ne voulait pas être soumis au feu des questions des journalistes entre Paris et Mâcon. A moins que ses conseillers n’ont jamais pris le TGV et ne savent pas qu’il existe deux gares en Saône-et-Loire…
Tout cela pourrait être risible si notre pays ne traversait pas une crise sans précédent. Et ce n’est quand même pas Monsieur Ayrault qui peut dire le contraire. Sauf justement à ce que la crise fasse perdre le plus élémentaire des bons sens… A lui, à ses conseillers, aux membres de son cabinet, à Matignon, ou bien aux trois !
Alain BOLLERY
 
Note de ma pomme: Creusot-Infos semble dire que Jean-Marc Ayrault et son staf n'ont pas plus de bon sens que dans une tête de linotte. Encore que je ne sache pas si cet oiseau est vraiment si bête que ça.
Pour ma part, ne croyons surtout pas que les hors-sol qui dirigent la France en ce moment sont des ânes et qu'il faudrait leur montrer le chemin de la sagesse. Ils gèrent le capitalisme, comme le font leurs camarades partout en Europe, comme l'ont fait Léon Blum, Guy Mollet ou François 1er dit Mitterrand. C'est comme ça, c'est leur philosophie. Et ils n'ont bien fait que lorsque le peuple du travail était dans les rues ou occupaient leurs entreprises, comme quand les revendications exprimées avec force et clarté les empêchaient de faire autrement. Vérifiez par vous-mêmes dans l'histoire sociale de notre pays.

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