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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

En ce moment, le patronat, petit ou grand, la droite et son extrême font feu de tout bois au sein de la société française en désespérance. L'Elysée, son gouvernement et ses députés godillots ont beau leur accorder toujours plus, ils n'en ont jamais assez. Et les médias complaisants leur offrent des tribunes entières. Comme s'ils étaient porteurs des revendications du peuple. Comme au temps ancien où il fallait mieux Hitler que le Front Populaire.

Dès lors, faut-il continuer à regarder les étoiles en espérant un miracle, soliloquer au Parlement ou dans des salons sans appeler un chat un chat, et la politique conduite par François II une politique de la gauche de la droite?

 

Jean-Luc Mélenchon, au nom de son parti, appelle à une manif pour une "révolution fiscale" le 1er décembre. Il semblerait que le PCF, qui n'y avait pas pensé, en soit désormais. Bien, mais pas suffisant pour ma part.

 

Sur la forme, révolution fiscale me renvoie à ce poujadisme, mouvement corporatiste et réactionnaire de 1956 à 1958 dont Jean-Marie Le Pen était l'un de ses 52 députés. Il était sensé rassembler petits commerçants, artisans et "classes moyennes" (oui déjà).

Sur le fond: Lutter contre l'augmentation de la TVA au 1er janvier 2014 est une bonne chose pour le pouvoir d'achat en berne. Mais pourquoi ne pas y ajouter l'augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux? Ou imposer les revenus du capital comme ceux du travail? Ou revenir sur toutes les mesures antisociales prises par le gouvernement?

Cela est aussi du ressort de L'Elysée. Cela n'a rien de démagogique vu les milliards balancés aux entreprises, les milliards pour aider la campagne socialiste des municipales à Marseille ou pour éteindre le feu des radars et de l'écotaxe en Bretagne. Sans parler des 4,5 milliars pour l'ex-Crédit Lyonnais...

 

Du fric, il y en a dans notre pays 5e puissance économique du monde. Encore faut-il s'attaquer directement au pouvoir de l'argent et à l'évasion fiscale des cols blancs à l'étranger et dire carrément merde à l'UE  capitaliste. Sans jouer à des jeux politicards pour se berner mutuellement et berner le peuple.

L'action populaire est nécessaire et urgente, mais sans laisser sur le bord du chemin l'augmentation du pouvoir d'achat et la défense de l'emploi.

Qu'en pensez-vous, vous qui me lisez?

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