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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Ce 29 octobre 2013, la 22 ème résolution cubaine appelant à la condamnation du blocus a été ainsi soutenue.

En 1992, ils n’étaient que 59 Etats, au sortir de la guerre froide, à soutenir Cuba dans son rejet de ce blocus inique. Aujourd’hui, seuls deux Etats s’y opposent : les États-Unis et son allié israélien.

 

Les conséquences pour Cuba du blocus sont terribles. Selon les chiffres du gouvernement cubain, la perte économique se chiffre à 1 157 milliards de $. Les hôpitaux du pays sont privés de l’accès à des médicaments ou matériel médical vitaux.

Comme l’a rappellé Bruno Parilla, ministre des Affaires étrangères, à la tribune de l'ONU, dès 1959, l’objectif US était d’étrangler économiquement Cuba pour faire tomber un régime qui gênait les intérêts impérialistes américains.

Il a cité ce rapport édifiant et célèbre du sous-secrétaire d’Etat américain datant du 6 avril 1960 :« La majorité des Cubains soutiennent Castro (…) Le seul moyen possible de leur faire perdre cette base de soutien, c’est créer  la désillusion, la déception en fomentant l’insatisfaction économique et la pénurie. Il faut rapidement mettre cela en pratique, par tous les moyens possibles, pour affaiblir la vie économique (…) priver Cuba d’argent et de fournitures afin de réduire les salaires, dans le but de créer la faim, le désespoir et la chute du gouvernement ».

 

Les espoirs suscités par l’élection de Barack Obama se sont envolés, le blocus s’est raffermi. Les États-Unis appliquent depuis 2008 des sanctions extra-territoriales, frappant durement les organismes nouant des relations commerciales et financières avec Cuba. Ainsi, depuis 53 ans, la politique menée par les USA sont « une violation massive, flagrante et systématique des droits de l’Homme ».

 

Outre le vote de 188 états Etats, il est à souligner que la Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraibes (CELAC), le Mouvement des non-alignés, le Groupe des Etats d’Afrique ou le MERCOSUR sont intervenus à la tribune pour condamner  le blocus.

L’Union européenne, si elle a finalement appuyé la motion cubaine, n’en a pas moins exprimé ouvertement ses critiques sur le système économique et politique cubain.

Cuba si, bloqueo no ! 

Et sans oublier le camp de concentration US de Guantanamo imposé à Cuba, symbole d'une décennie d'atteintes aux droits de l'homme:

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