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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Moi qui ne crois pas au ciel pourrait prendre l'écotaxe pour un miracle justement tombé des cieux. Ouais mes amis et aussi les autres, personne n'est fautif dans le vote de cette gabelle du 21e siècle, comme dans l'installation des portiques chargés de la ramasser. Un miracle vous-dis-je. A moins que cette écotaxe ne soit qu'une écocon?

Sous Nicolas 1er (celui de l'Elysée pas celui de toutes les Russies), on décida de faire plaisir aux gogos dans un monumental Grenelle de l'environnement en 2009, dont le ministre était Jean-Louis Borloo. Indisposé (oui, ça arrive lorsqu'on est au centre), il avait refilé son ministère et l'écotaxe à Nathalie Kosciusko-Morizet. Comme c'était la politique pour les riches et le patronat et le partenariat public-privé, du genre (comme aujourd'hui) pâté alouette-cheval et le cheval pour le privé, on prit la société Ecomouv pour en récolter le pèze tout en prélevant plus que la dîme (20% fatche de con). A cette époque dont la droite ne se souvient plus Fillon était premier chambellan et Copé chef des députés godillots, Baroin ministre des Finances, Pécresse ministre du Budget et Mariani pour les Transports. Et pour être plus filou, le décret pour l'application de l'écotaxe fut signé le 6 mai 2012, le jour du second tour de l'élection présidentielle (re-fatche de con).

J'oubliais de dire que le Parlement avait voté l'écotaxe. Mais là aussi, personne ne s'en souvient. Depuis la Révolution de 1789, l'impôt n'était perçu que par l'Etat. Là, on refilait le bébé à une société privée dont le siège social est en Italie, dans le cadre d'un partenariat privé-public, pâté de l'alouette et du cheval. Comme celui de l'Ayraulport ND des Landes... "C'est le retour de la Ferme générale", s'était indignée la CGT de l'Equipement et quelques autres. "Mais le roi c'est moi", avait rétorqué Nicolas 1er. Ce qui était vrai vu la constitution monarchique de la 5e République.

 

Arrivèrent au palais de l'Elysée François II et les siens que l'on prit pour de la gauche, fatche de con! On connaît hélas la suite. Et le contrat avec Ecovour entra en action: 240 millions d’euros par an pour une recette estimée à 1,2 milliard d’euros. Bon, pour faire joli, l'italien Ecovour a pris pour partenaires minoritaires la SNCF (sic), Thalès ou SFR. Et comme chacun, au PS, chez les Verts ou à droite, se félicita de tout cela, François II ordonna de mettre en pratique les portiques privés d'Ecovour.

L'Assemblée nationale de François II le vota dans la nuit de mercredi 24 à jeudi 25 avril par 59 voix pour, 14 contre et trois abstentions. Le texte ne fut soutenu que par le PS, les écologistes et les radicaux de gauche. Mais 59 pour, 14 contre et 3 abstentions, sur 577 députés élus, c'est drôle de la part de ceux qui larmoient quand le peuple, qu'on a berné, boude les urnes, non?

 

Mais revenons à la Bretagne et aux Bretons que le MEDEF et la FNSEA trompent aussi en portant le bonnet rouge d'une véritable révolte populaire en 1675.

Des Bretons, il y en a aussi autour de François II: Benoît Hamon, Marylise Lebranchu, Le Foll aussi et Le Drian et bien d'autres encore: ils la connaissent leur mère-patrie. L'ont-ils défendus sous les ors de la République?  Et tous étaient d'accord (ils le sont toujours) avec le partenariat public-privé. La preuve, leurs amis au Parlement et leurs alliés écolos ont voté l'application de l'écotaxe au 1er janvier 2014. Maintenant devant les choux-fleurs en feu, les sénateurs de l'Elysée demandent une commission d'enquête. Et la droite pousse ses brûlots sur le ral-le-bol des promesses non tenues du candidat François Hollande.

Vous ne le savez peut-être pas, mais de tels portiques sont installés à des portes de Paris.  (Voir Le Parisien du 7 août 2013). Géré par Ecovour et avalisé par le conseil municipal de Paris dirigée par le parti à la rose. C'est drôle non, la politique française?

Après, on s'étonnera d'une masse d'invisibles toujours rejetés, déboussolés derrière des patrons avec des bonnets rouges ou des rouges bonnets, et d'autres égarés aux basques de bonnets beaucoup plus bruns.

Soupçon de corruption dans l'attribution du marché à Ecovour? Peut-être... Mais pourquoi les régents qui nous gouvernent depuis mai 2012, les Bretons et puis les autres, n'ont rien dit jusqu'à ce jour?

 

"Suspendez les plans sociaux en Bretagne et ailleurs", dit à juste raison Thierry Gourlay secrétaire général de la CGT Bretagne. Voilà un préalable à tout "pacte d'avenir" décidé par l'Elysée.

Mais quand, du Nord au Midi, des terres de l'Ouest à celles d'Alsace en passant par le Centre de la France, se déversent des tombereaux entiers de licenciements, croit-on que c'est à l'Elysée, ou dans les salons, plus encore au Parlement qu'on bouleversera notre mauvaise société?

mardi 5 novembre Roanne Pour la défense des libertés syndicales

En attendant la bataille pour l'emploi et notre pouvoir d'achat

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