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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Une délégation syndicale internationale s'est rendu mercredi au Qatar, monarchie pétrolière qui a obtenu la coupe du monde 2022 et que la FIFA ne remet pas en cause parce que business is business. La délégation syndicale avait néanmoins demandé au Qatar de pouvoir visiter les sites où se construit un monstre qui coûte plus que la peau des fesses dans une péninsule arabique où la misère n'est pas rien. Mais inch'Allah qu'ils disent les princes qataris, tous intégristes musulmans. De plus, les médias occidentaux ont révélé que les ouvriers, tous immigrés exploités au Qatar, crevaient à la tâche et étaient spoliés de leurs droits les plus élémentaires.

Or, conscients que le Qatar allait leur faire prendre des vessies pour des lanternes, les syndicalistes décident d'aller sur un site non prévu par le ministère du travail qatari. Celui qui relève du groupe français Vinci (coté au CAC 40) qui bosse en commun avec le qatari Diyar.

"Ah mais non, vous ne pouvez pas visiter ce chantier "sans coordination préalable", leur a-t-on répondu. Et de ce fait, les syndicalistes se sont rendus au siège du Comité organisateur du Mondial à Doha, capitale du Qatar. Mais là aussi, porte close. Ils ont alors protesté devant les locaux en chantant : "FIFA, carton rouge !" .

 

Le président du Comité national qatari des droits de l'homme (oui, ça existe) a lui émis des doutes sur l'objectif de cette mission, dont il assure pourtant l'organisation. "L'amélioration des conditions des travailleurs n'est pas leur objectif véritable", a-t-il déclaré. "Nous leur avons pris des rendez-vous, mais ils veulent voir n'importe quel responsable à n'importe quel moment", a-t-il déploré.

Un sous-secrétaire d'Etat au ministère du travail a expliqué que les entreprises au Qatar respectaient "à 99 % le Code du travail [local]". "Nous intervenons lorsque le travailleur présente une plainte", a-t-il déclaré sans rire.

"Si je me plains auprès des autorités qataries, mon employeur me renvoie dans mon pays", assurait un ouvrier indien, arrivé il y a quatre mois au Qatar, à la délégation syndicale.

Le Comité des droits de l'homme qatari dépend directement du minstère de la police. Quant au Code du travail au Qatar, inch'Allah, comme on dit et que répète la FIFA.

 

Tiens et qu'en disent l'Elysée et son bouillant ministre des affaires étrangères? Et le PSG? Ouais, je sais, je n'ai que des questions à la con en ce moment.

Le monsieur à droite étant le chef de la FIFA

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