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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Soyons clair. Ce n'est pas l'écotaxe qui a créé une hécatombe économique et sociale en Bretagne. Les 7 000 emplois en passe d'être liquidés dans l'agroalimentaire, les 1 000 travailleurs déjà licenciés chez Doux, le site d'Alcatel décimé à Rennes, toujours dans cette ville la saignée de 1 700 postes à PSA, les chantiers de Brest attendant les navires de la marine français partis se construire ailleurs, l'écotaxe n'en est nullement la cause. Mais le patronat dans sa course aux profits et à la rentablité au sein de l'Ue capitaliste qu'il soutient, oui.

"Par solidarité avec l'agroalimentaire, votre Intermarché n'ouvrira qu'à partir de 10h". Lui et les autres enseignes de la grande distribution font leurs marges sur le dos des agriculteurs, des consomateurs et de leurs salariés tout au long de l'année. Le patron du MEDEF du Finistère tonne: "on ne lâchera pas tant que l'écotaxe ne sera pas annulée". Pareil dans la bouche de la FDSEA, le syndicat des exploitants agricoles toujours allié à la droite et aux mauvais coups de l'Ue. Les bonnets rouges ont été distribués gratuitement par le pdg d'Armor-Lux, pour brouiller les esprits, alors que la révolte bretonne de 1675 fut d'origine populaire et écrasée par le sang par les féodaux de cette époque.

 

La CGT Bretagne dénonce les almagames. Ses syndicats s'élèvent contre la récupération politique et patronale des luttes que les travailleurs mènent contre la casse et pour vivre en pays breton.

Le 2 novembre, à Quimper, en guise d'écran de fumée pour cacher leurs propres responsabilités, MEDEF et FDSEA appellent les travailleurs à les rejoindre dans une manifestation. La CGT, au niveau régional et départemental, ne s'y joindra pas.

Les patrons de l'agroalimentaire, des transports, des enseignes de distribution, de l'automobile ou de la construction navale (et d'autres encore) n'ont pas eu besoin de l'écotaxe pour sabrer dans l'emploi et pressurer à mort les petits fournisseurs.

Le peuple de Bretagne, lui seul, descend en ligne directe de la révolte des Bonnets rouges de 1675. C'est lui qui a bâti la Bretagne à la sueur de son corps, souvent dans le sang et les larmes. Les féodaux d'aujourd'hui sont pareils à ceux d'hier. Pour défendre leurs privilèges, ils sont prêts à tout, sans vergogne, et en falsifiant l'histoire à leur seule façon. Même dans une Bretagne désespérée, la lutte des classes ne doit pas être un vain mot.

Tiens l'Internationale du côté de la Bretagne:

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caroleone 29/10/2013 18:32

Bonsoir Roger,

Ton article à le mérite d'être clair et concis, c'est très bien de rappeler ses faits et le détournement des luttes du peuple par les patrons. C'est tout simplement honteux et hélas ça va en berner plus d'un qui n'a pas de culture ouvrière et syndicale. Grâce aux blogs comme le tien, on remet bien les pendules à l'heure dans cette jungle de désinformation. Merci à toi

Amitiés

caro