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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le mardi 11 septembre 1973, un coup d'état militaire renverse le président de la république démocratiquement élu Salvador Allende et son gouvernement d'Union populaire. Salvador Allende mourra dans le palais présidentiel cerné et attaqué par des troupes à pied et l'aviation.

Bombardement de La Moneda.

Ce coup d'état fut planifié par les commandants en chef de l'armée de terre, de la marine, de l'aviation et de la police, avec le soutien de la droite chilienne et des USA. Le général Augusto Pinochet va devenir le "chef suprême de la nation".

Une dictature militaire va diriger le Chili jusqu'en 1990. La junte militaire dissout toutes les institutions démocratiques, les syndicats et les partis politiques. La liberté de la presse est abolie, le couvre-feu instauré. Toute forme de littérature rattachée au socialisme est aussi interdite. Les opposants au régime sont arrêtés, exilés, torturés ou exécutés.

La répression est particulièrement violente. Pendant des jours, on voit des cadavres joncher les bords des routes ou flotter sur le fleuve Mapocho qui traverse Santiago. Au total, plus de 400 000 Chiliens sont emprisonnés. On estime à environ 50 000 le nombre de morts et à 3 000 le nombre de disparus.

 

Parmi les morts, le poète et chanteur Chilien Victor Jara (1932-1973). Membre du Parti communiste chilien, ses chansons critiquaient la bourgeoisie et rendaient hommage aux grandes figures révolutionnaires latino-américaines

Arrêté dès le 11 septembre, il est emprisonné et torturé à l'Estadio Chile (aujourd'hui stade Victor Jara) puis à l'Estadio nacional, Il y écrit le poème Estadio de Chile qui dénonce le fascisme et la dictature. Ce poème est resté inachevé car Víctor Jara est assassiné le 15 septembre 1973 après avoir eu les doigts coupés par une hache.

Le droit de vivre en paix

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